L’explosion du printemps anti-libéral de Montréal, relance l’espoir de Liberté du Québec !

« L’explosion
du printemps anti-libéral de Montréal,
relance l’espoir de Liberté du Québec ! »

Clef de l’Indépendance du Québec : la révolte étudiante la plus importante de l’histoire du Québec !

Alors que les média persistent à présenter les violences urbaines qui ont dégénéré dans le centre de Montréal ( dans la nuit du mercredi 15 au 16 mai dernier ) comme un simple à côté d’une manifestation estudiantine contestant la hausse des droits de scolarité au Québec de 75 % sur cinq ans, tous les éléments sont désormais réunis pour voir la victoire historique déjà acquise,
( par les 180 000 lycéens et étudiants en grève illimité au terme d’un conflit les opposant depuis 13 semaines au gouvernement ) déboucher sur une nouvelle relance populaire du mouvement vers l’Indépendance du Québec en panne politique depuis 1995.

« NOUS ? Nous avons planté ce printemps les graines d’une révolte qui ne germera peut être que dans plusieurs années ! » (Gabriel Nadeau-Dubois)

La CDV rappelle QU’elle n’a cessé de souligner « qu’il y a bien un parallèle entre la situation de la France et celle du Québec cherchant à se libérer, pour obtenir l’indépendance ! »
http://journalquebecpresse.org/modules/news/article.php?storyid=2869 ) ; QUE son appel à une solidarité transatlantique pour l’Indépendance du Québec ( cf. Communiqué CDV du 18 octobre 2011 ) a mis en évidence l’inféodation massive des milieux dirigeants québécois à l’occupation britannique ; QUE la tentative (avortée) de débaptiser l’autoroute Henri IV ( cf. Communiqué CDV du 3 mars 2012 ) témoigne de cette collaboration bloquant toute initiative en faveur de l’indépendance depuis 1995 ; QUE l’ex-Président Sarkozy avait noué une alliance avec le Premier Ministre libéral, John Charest, contre les indépendantistes qu’il qualifiait de « sectaires ». A tel point que la génération de la révolution silencieuse ultralibérale des années 60 semblait avoir définitivement clos le temps héroïque de la Résistance à l’occupant britannique et de toute véritable détermination de lui arracher l’indépendance du Québec.

Gabriel Nadeau-Dubois

La nouvelle génération du « Vive le Québec Libre ! » Alors que tout pouvait sembler perdu, la simple écoute du discours « NOUS ? », du 7 avril 2012, du très charismatique porte-parole étudiant de 21 ans, Gabriel Nadeau-Dubois, ( http://www.youtube.com/watch?v=EdQvqsEYBO4 ) prouve que la vieille graine de résistance des canadiens français n’est pas morte. Ecoutons-le :

« 54 jours de grève contre les libéraux, contre les boss, contre la police, contre les chroniqueurs méprisants. 54 jours et déjà, déjà nous avons gagné. Déjà nous avons gagné contre le cynisme. Déjà nous avons gagné contre l’impuissance, contre ceux qui disaient il y a de cela quelques semaines à peine que le peuple du Québec était mort, que sa jeunesse ne valait pas mieux.

Manifestation estudiantine contestant la hausse des droits de scolarité au Québec

Mais maintenant [ M. Charest ], vous êtes en sursis. Vous avez déclaré la guerre à une génération en entier. Nous avons marqué le sol de l’histoire d’une marque indélébile. L’histoire du Québec dorénavant ne pourra plus se lire sans s’y arrêter. Vous nous avez montré la violence de votre monde pour nous permettre peut-être d’un peu mieux imaginer le nôtre. Parce que nous aspirons à plus que votre monde qui meurt. Nous aspirons à plus que votre éducation marchandise, qu’à vos écoles laboratoires et qu’à votre société du ‘moi Inc.’.

Nous avons maintenant confiance en l’histoire. Nous avons confiance en nos camarades de classe. Nous avons confiance en notre peuple et il ne s’arrêtera pas là. Notre colère, déjà, la colère étudiante a déjà des échos aux quatre coins de la province. Et déjà les oreilles de nos enfants, de nos nièces, de nos cousins, de nos cousines en sont remplies.

On a appris ce printemps, on a appris pour vrai. On a appris c’était quoi l’injustice, on a appris c’est quoi la violence, on a appris c’est quoi la violence d’un système. On a appris ça goûte quoi le poivre de Cayenne, on a appris ça sent quoi les gaz lacrymogènes. Mais surtout, on a appris la résistance. On a appris par centaines de milliers à se battre comme jamais on ne l’avait fait dans nos vies, comme jamais on ne l’avait fait dans l’histoire du Québec.

Il est là le vrai sens de notre grève. 250 000 personnes ne sortent pas dans la rue parce que ça ne veut pas payer 1625 $ de plus. Il est là le sens de notre grève, dans la durée, dans la poursuite demain de la désobéissance. Nous avons planté ce printemps les graines d’une révolte qui ne germera peut-être que dans plusieurs années. Mais déjà ce qu’on peut dire, c’est que le peuple du Québec n’est pas endormi, pas plus que ne l’est sa jeunesse.

Ils ont peut-être les matraques les plus dures, ils ont peut-être les armures les plus épaisses, ils ont peut-être les plus grands journaux, ils ont peut-être les portefeuilles les plus épais. Mais nous, nous avons le souffle le plus long. Nous avons le courage des opprimés, nous avons la force de la multitude. Mais surtout, nous avons tout simplement raison. On a raison de se lever, on a raison de crier. On a raison de manifester, on a raison de faire la grève. On a raison de bloquer l’entrée à nos cégeps, de bloquer l’entrée à nos universités. (…) On a raison de se battre contre ça. Contre un monde qui veut nous couper les ailes, qui veut nous dresser à coups de dettes pis à coups de travail.

Mais cette lutte-là, ce n’est pas seulement une lutte étudiante. (…) Parce que les gens qui veulent augmenter les frais de scolarité, qui vont augmenter peut-être les frais de scolarité, les gens qui ont décidé d’imposer une taxe santé, les gens qui ont mis sur pied le Plan Nord, (…)  tous ces gens-là sont les mêmes.

Ces gens-là ont un projet convergent, ils ont des intérêts politiques convergents. Et c’est contre eux que l’on doit se battre, pas seulement contre le gouvernement libéral. Et je peux aujourd’hui vous transmettre le souhait, je crois, le plus cher des étudiants et des étudiantes qui sont en grève actuellement au Québec. Et c’est de servir de tremplin : que notre grève serve de tremplin à une contestation beaucoup plus large, beaucoup plus profonde, beaucoup plus, oui, radicale, de la direction que prend le Québec depuis les dernières années.

(…) et à force d’avoir pris en haine toutes les servitudes nous serons devenus des bêtes féroces de l’espoir ». Gaston Miron, poète national du Québec ).

La Coordination Défense de Versailles, prend acte de l’histoire en marche au Québec. Elle en appelle à l’immémoriale solidarité transatlantique de la France et du Québec pour soutenir la nouvelle génération du « Vive le Québec libre ! », dans son mouvement de libération contre la Barbarie de l’ultralibéralisme britannique négateur de la Civilisation européenne dont toute son histoire, sa culture et sa « graine de résistance », témoignent en Amérique du Nord !

Arnaud Upinsky, Président de l’UNIEF/Coordination Défense de Versailles

Contact presse : courrierposte@orange.fr  et tel : 06 01 76 20 79


Revue de Presse


 

21/5/2012 22:20:00 – La Clef de l’Indépendance du Québec

18/5/2012 22:20:00 – Québec : La Loi Spéciale Contestée

 

Publié le 22 mai 2012
Une manifestation monstre souligne 100 jours d’impasse
En ce 100e jour de grève étudiante, des dizaines de milliers de personnes ont marché dans les rues du centre-ville contre la hausse des droits de scolarité et contre la loi spéciale adoptée vendredi dernier.
La Presse.ca

Au Québec l’Autoroute Henri IV ne sera pas débaptisée !

Au Québec l’Autoroute Henri IV ne sera pas débaptisée ! La Commission de toponymie du Québec a décidé de ne pas changer le nom de l’autoroute Henri IV, en raison du « rôle capital joué par le roi Henri IV dans la fondation de Québec ».

Tronçon prolongé de l'autoroute Henri IV

C'est le tronçon qui prolonge l'autoroute Henri-IV depuis l'intersection de l'avenue Industrielle, à Québec, qui portera le nom de «Route de la Bravoure». Google Street View

Autoroute de la Bravoure : la Commission de toponymie coupe la poire en deux

Annie Mathieu
Le Soleil

Ce ne sera pas l’autoroute Henri-IV finalement qui sera rebaptisée en l’honneur des militaires, mais plutôt le tronçon qui la prolonge. Celui-ci, qui se rend jusqu’à Shannon, portera le nom de route de la Bravoure.

Les membres de la Commission de toponymie de Québec ont pris cette décision mercredi, reprenant une idée mise de l’avant en 2009 par le député de Chauveau, Gérard Deltell. Celui-ci voulait un changement de nom de l’autoroute qui mène à la base militaire de Valcartier pour honorer les membres québécois des Forces armées canadiennes.

D’une longueur de 9,2 kilomètres, la route de la Bravoure débutera à l’intersection de l’avenue industrielle, à Val-Bélair, et se terminera à Shannon. Elle traversera la municipalité de Saint-Gabriel-de-Valcartier. À l’heure actuelle, cette portion de route porte les noms d’autoroute Henri-IV, boulevard Pie-IX et boulevard Jacques-Cartier.

Logo Le Soleilhttp://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/transports/201205/16/01-4525909-autoroute-de-la-bravoure-la-commission-de-toponymie-coupe-la-poire-en-deux.php

Dans le prolongement de l’autoroute Henri-IV – Une route de la Bravoure pour honorer nos militaires

QUÉBEC, le 16 mai 2012 /CNW Telbec/ – Soucieux d’honorer la contribution historique des militaires québécois, les membres de la Commission de toponymie, réunis à Québec aujourd’hui, ont officialisé le toponyme Route de la Bravoure. Ce nom sera attribué à la route à deux chaussées qui prolonge l’autoroute Henri-IV, depuis l’intersection de l’avenue Industrielle, à Québec, jusqu’à Shannon, et qui traverse également la municipalité de Saint-Gabriel-de-Valcartier.

(…)

Rappelons qu’en décembre 2009, puis de nouveau en avril 2010, la Commission a statué que le toponyme Autoroute Henri-IV devait être conservé. À l’appui de leur décision, les commissaires avaient alors fait valoir le rôle capital joué par le roi Henri IV dans la fondation de Québec.

Portail Québec : Actualité gouvernementale :
Logo Quebec, Portail Québec : Actualité gouvernementalehttp://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Mai2012/16/c8352.html

NON, À LA VOLONTÉ BRITANNIQUE DE DÉBAPTISER L’AUTOROUTE « HENRI IV » !

« le collaborationnisme voila l’ennemi ! »

À la demande d’amis du Québec, révoltés par l’acharnement de l’anglophile Gérard Deltell – battant campagne et faisant pression sur la commission de toponymie du Québec pour lui faire rayer le nom de HENRI IV de son autoroute, afin d’effacer un symbole : la marque de légitimité d’origine française manifeste de la fondation du Québec –, nous disons tous, Français du Québec, de France ou de Nouvelle France :

NON, à la volonté britannique de débaptiser l’autoroute « HENRI IV » !

L’AUTOROUTE « <abbr>HENRI</abbr> IV »

la cdv rappelle que, tant qu’un peuple garde sa langue et ses noms, elle préserve la clef qui lui permettra de recouvrer sa Liberté, selon l’immortel texte du poète provençal F. Mistral.

démasque la manœuvre « collaborationniste » de G. Deltell
Gérard Deltellau service de l’hégémonie britannique. Trahison culturelle du fait français, d’autant plus révoltante qu’elle se cache sous un faux air de « bravoure ». Acharnement trahissant une volonté politique planifiée puisque la Commission avait déjà rejeté sa demande en 2009. Inféodation indéniable au conquérant britannique incarnée par l’ADQ (Action Démocratique du Québec) dont Deltell est devenu le nouveau chef le 19 novembre 2009. Ce parti s’est fait celui d’une collaboration ne voulant plus que le Québec tienne de référendum sur son Indépendance. Perdant toute retenue, avec une arrogance stupéfiante, le 6 juin 2010, Deltell a même menacé les Québécois de vouloir se « niveler par le bas » en refusant le bilinguisme intégral. Martelant son propos comme un gauleiter protégé, il a osé proclamer qu’il voulait faire une priorité absolue de l’enseignement bilingue, à égalité français et anglais pour que tous les enfants du Québec « reçoivent la moitié de leur enseignement en français, l’autre moitié en anglais  » ! Ceci n’étant bien entendu qu’une étape vers la disparition du français1.

Autoroute Henri IV

L'autoroute Henri IV, à la hauteur de Charest, à Québec

dénonce le viol de la charte de la langue française du Québec que constituerait le fait de débaptiser l’autoroute Henri IV de Québec en raison de sa mission inscrite dans la première phrase de son préambule : « Langue distinctive d’un peuple majoritairement francophone, la langue française permet au peuple québécois d’exprimer son identité. » Cette Charte officielle a justement institué la Commission de toponymie pour remplir cette mission d’expression de l’Identité du Québec pleinement assurée par l’appellation « HENRI IV » de l’autoroute de Québec dont la fondation par Champlain en 1608 doit tout au soutien du roi.

 

la  Coordination Défense de Versailles

Constate, au nom de tous, la montée de la Résistance à cet acte de trahison culturelle : Société de généalogie du Québec, Société Henri IV, Société historique de Québec, Robert Martel du « Devoir » de Montréal, Carrefour des Acteurs Sociaux « Québec dans la ville », la délégation François 1er de la SSJB, le pôle Francophonie du CAS, interventions au Conseil International de la Langue Française (CILF), Michel De Waele et Martin Pâquet – Professeurs au Département d’histoire de l’Université Laval, Jean-Pierre Babelon, membre de l’Institut, Jacques Perot, conservateur général (h) du patrimoine, Bernard Barbiche, professeur émérite à l’École des Chartes, Yves-Marie Bercé, membre de l’Institut, Philippe Chareyre, professeur à l’Université de Pau et des pays de l’Adour, Isabelle Pébay-Clottes, conservateur en chef du patrimoine au musée national du château de Pau, Guillaume d’Abbadie d’Ithorots, administrateur civil au ministère de la culture et de la communication, Bernard Berdou d’Aas, avocat au barreau de Paris, Anne-Marie Cocula, professeur émérite à l’Université de Bordeaux III, James B. Collins, professeur d’histoire à l’Université de Georgetown (Washington D.C.), Hugues Daussy, maître de conférences en histoire moderne à l’Université du Maine, Christian Desplat, professeur émérite à l’Université de Pau et des pays de l’Adour, Janine Garrisson, historienne, Françoise Legrand, professeur émérite à l’Université de Pau et des pays de l’Adour, Michel Magnien, professeur à l’Université Paris III – Sorbonne nouvelle, Laurent Theis, président honoraire de la Société d’histoire du protestantisme français, Éric Thierry, historien, auteur de « La France d’Henri IV en Amérique du nord », Mario Turchetti, professeur d’histoire moderne à l’Université de Fribourg, Suisse, Henri Zuber, conservateur général d’archives, etc.

Déclare qu’en vertu de sa Mission, la Commission de toponymie du Québec, ne saurait sans trahison de sa raison d’être, se plier au dictat britannique visant à substituer le faux nez « Bravoure » au nom de baptême « Henri IV » de l’autoroute, à l’évidence porteur de l’identité du Québec, pour envoyer aux oubliettes l’histoire du patrimoine français et pour en arriver un jour au tout anglais. Elle ne peut donc que rejeter comme irrecevable la demande britannique téléguidée de débaptiser l’autoroute Henri IV, comme contraire à sa mission.

En appelle, à nouveau à la solidarité transatlantique, des Français du Québec, de France et de la Nouvelle France (invoquée dans son communiqué du 18 octobre 2011) pour mettre un coup d’arrêt final à la volonté britannique et aux manœuvres ténébreuses de ses agents d’effacer le fait culturel français au Québec. Elle en appelle à la reprise du processus de libération du Canada français, du Québec, engagé en 1967 par le Général De Gaulle, comme seul moyen de sortir du piège d’anéantissement culturel et politique progressif du peuple français d’Amérique par l’acharnement de l’impérialisme anglo-saxon. Acharnement relayé sans relâche par le collaborationnisme à peine voilé dont témoigne aujourd’hui l’entreprise de G. Deltell pour débaptiser l’autoroute Henri IV. Ce même G. Deltell qui voudrait imposer la parité français-anglais à l’école (dans un premier temps) alors qu’il ne l’exige pas pour l’ensemble du Canada, comme il se devrait. conclusion : à terme, l’Indépendance est le seul moyen de porter un coup d’arrêt définitif à l’anéantissement culturel et politique programmé du Québec et de la Nouvelle France. Sans jamais oublier qu’en fait de trahison et d’obstacle à l’indépendance : « Le collaborationnisme voilà le véritable ennemi ! »

 

჻჻჻ Le lien avec le communiqué de presse CVD « Nous devons tous nous unir  pour l’indépendance du Canada français »..http://canada-francais.coordination-defense-de-versailles.info/2011/10/18/%c2%ab-nous-devons-tous-nous-unir-pour-l%e2%80%99independance-du-canada-francais-%c2%bb/

 

Arnaud Upinsky, Président de l’UNIEF/Coordination Défense de Versailles

Contact presse : courrierposte@orange.fr  et tel : 06 01 76 20 79

Site : coordination-defense-de-versailles.info

* * *

Pour aller plus loin :

Libre opinion – L’autoroute, Henri IV et la bravoure (Le Devoir.com)

Michel De Waele et Martin Pâquet – Professeurs au Département d’histoire de l’Université Laval  20 janvier 2012

Le débat sur le nom de l’autoroute Henri-IV a des échos en France (Radio Canada.ca)

Le projet de rebaptiser l’autoroute Henri-IV « autoroute de la Bravoure » crée des remous jusqu’en France. Après la Société historique de Québec, c’est au tour de la Société Henri-IV de Bordeaux de s’opposer au projet du député Gérard Deltell.

Henri IV

Henri IV

L’organisme français a fait parvenir une lettre à la Commission de toponymie du Québec pour rappeler le rôle essentiel du roi Henri IV dans le développement de la Nouvelle-France.

La Société Henri-IV souhaite qu’une autre solution soit trouvée pour souligner l’engagement et la valeur des militaires canadiens.

Rappelons que la Commission de toponymie du Québec réexamine actuellement sa décision après avoir rejeté en 2009 l’idée de renommer l’autoroute Henri-IV. Le chef de l’Action démocratique du Québec, Gérard Deltell, a proposé d’utiliser l’appellation « autoroute de la Bravoure » pour rendre hommage aux soldats et vétérans canadiens. L’autoroute Henri-IV mène jusqu’à la base militaire de Valcartier.

  1. http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201006/06/01-4287331-ladq-veut-intensifier-lenseignement-de-langlais-au-primaire.php []

PARIS-QUEBEC : Conférence de presse du 29 octobre 2011

en signe de solidarité transatlantique de la France et du Canada Français

La Coordination Défense de Versailles informe qu’elle tiendra sa :

Conférence de Presse avec

S.A.R le Prince Sixte-Henri de Bourbon

le 29 octobre 2011, à 17 h

54 rue de Rome, 75008 Paris

 

Chez Madame Huguette Pérol, épouse de l’Ambassadeur de France Gilbert Pérol, organisateur du voyage du Général de Gaulle au Québec en juillet 1967, comme suite à la lettre du Prince et au Communiqué du 18 octobre 2011 visant  :

–         L’appel international à la reprise du processus de libération du Canada français, engagé en 1967 par les autorités du Québec et par le Général de Gaulle, mais bafoué par tous les gouvernements depuis 1969 ;

–         Le « Maillon manquant » d’une Déclaration d’indépendance du Canada Français « à l’anglaise »

–         La nécessité que la solidarité de la communauté française de part et d’autre de l’Atlantique s’organise.

au moment même de la grande marche pour l’indépendance du Québec, engagée à l’appel des 22 mouvements de Cap sur l’Indépendance, représentant l’ensemble des citoyens Québecois devant débaptiser la place du Canada de Montréal pour la consacrer « Place de l’indépendance » !

Arnaud Upinsky, Président de l’UNIEF/Coordination Défense de Versailles

Contact presse : courrierposte@orange.fr et tel : 06 01 76 20 79

Site : coordination-defense-de-versailles.info.

Nouvelle-France – Le Traité de Paris 1763

Une guerre culturelle sans nom est faite, depuis plusieurs siècles, d’actions psychologiques ciblées, paralysant l’esprit et les centres de décision. En elle, tout est langage de terreur, de séduction et d’aveuglement.

C’est une guerre de Représentation truquée plongeant dans un monde irréel, une Guerre d’aveuglement mettant les peuples dans le noir pour asseoir un système de pouvoir culturel d’un nouveau type, né avec la conquête du Nouveau monde et comme l’Humanité n’en a jamais connu. C’est son travail secret dans la société française qui paralysa et aveugla, jadis, le gouvernement de Versailles le poussant en toute déraison, d’abord à abandonner les « quelques arpents de neige » du Canada, ensuite à ruiner ses finances et ses hommes au service des ennemis de la Nouvelle France.

Le traité de Paris de 1763 met fin à la guerre de Sept Ans et « réconcilie », après trois ans de négociations, la France, la Grande-Bretagne et l’Espagne. Les préliminaires sont signés le 3 novembre 1762. Le traité définitif est signé le 10 février 1763. La Grande-Bretagne obtient de la France l’île Saint-Jean, l’Acadie, et le Québec, y compris le bassin des Grands Lacs et la rive gauche du Mississippi.

Nouvelle-France – Le Traité de Paris 1763

Cet extrait fait partie d’une mini-série québécoise « Marguerite Volant » en onze épisodes de 60 minutes, créée par Jacques Jacob et Monique H. Messier, réalisée par Charles Binamé et diffusée en 1996 sur Radio-Canada. Le tout a été tourné en grande partie à Saint-Paulin, sur les terrains de l’auberge Le Baluchon, en Mauricie.

* * *

Le traité de Paris (1763) et l’Amérique du Nord

Par le traité de Paris de 1763, qui mettait fin officiellement à la guerre de Sept Ans (1756-1763) entre la France et la Grande-Bretagne, la Nouvelle-France, à l’exception de la Louisiane, devint officiellement une possession britannique. De son immense empire en Amérique du Nord, la France ne conservait que les minuscules îles de Saint-Pierre-et-Miquelon au sud de Terre-Neuve. Entre-temps, la Louisiane était devenue une possession espagnole ; en effet, le 3 novembre 1762, l’Espagne avait signé l’acte d’acceptation de la Louisiane (Acte d’acceptation de la Louisiane par le roi d’Espagne) à Fontainebleau.

La France perdait dans les Antilles la Grenade, Saint-Vincent, la Dominique et Tobago, ainsi que la Guyane, mais récupérait Sainte-Lucie, la Guadeloupe, Marie-Galante, la Désirade et la Martinique. En Inde, elle ne conservait que les cinq comptoirs de Chandernagor, Yanaon, Pondichéry, Karikal et Mahé, qu’il lui était interdit de fortifier. La Grande-Bretagne récupérait Minorque et l’Espagne regagnait Cuba, en compensation de la perte de la Floride passée à la Grande-Bretagne avec le Canada. Pour finir, la Grande-Bretagne obtenait le Sénégal en Afrique.

Ainsi, la guerre de Sept Ans fut particulièrement désastreuse pour la France, qui voyait son prestige militaire compromis en Europe, sa marine très affaiblie et ses finances ruinées ; elle ne conservait que quelques lambeaux de son empire colonial en formation, qui passait presque entièrement aux mains de la Grande-Bretagne. Même si la France perdait ainsi son premier empire colonial, à l’époque, personne ne s’en soucia. Pourtant, pour certains historiens, la perte de la Nouvelle-France constituera dans l’histoire de la France «la plus grande défaite du monde français». Par comparaison, les défaites de Napoléon peuvent être considérées comme négligeables.

La carte de l’Amérique du Nord britannique

Selon les dispositions du traité de Paris de 1763, la Grande-Bretagne contrôlait dorénavant un immense territoire couvrant la Terre de Rupert, la baie d’Hudson, le Canada (l’actuelle province de Québec, la grande région des Grands Lacs et la vallée de l’Ohio), l’île de Terre-Neuve, l’île du Cap-Breton, l’Acadie (qui deviendra la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick), l’île Saint-Jean (île du Prince-Édouard), toute la Nouvelle-Angleterre (treize colonies) et la Floride prise aux Espagnols.

Évidemment, le traité de Paris se trouvait à confirmer que la Grande-Bretagne était devenue le plus grand empire du monde et que l’Amérique du Nord serait dorénavant anglaise. Le nouveau cadre administratif du continent se présentait de la façon suivante.

1) La province de Québec («Province of Quebec») était déclarée colonie (ou «province») et ses frontières englobaient la péninsule de Gaspé (arrachée à l’Acadie), la vallée du Saint-Laurent, depuis l’île d’Anticosti jusqu’à la rivière Outaouais.

2) La Nouvelle-Écosse («Nova Scotia») comprenait le nord de la baie de Fundy (l’actuel Nouveau-Brunswick), l’île Saint-Jean et l’île Royale (devenue l’île du Cap-Breton).

3) La colonie de Terre-Neuve («Newfoundland») réunissait l’île de Terre-Neuve, le Labrador et les îles de la Madeleine, afin de contrôler tout le commerce des pêcheries.

4) La Terre de Rupert restait sous le contrôle exclusif de la Compagnie de la Baie d’Hudson en tant que «colonie privée».

5) Il restait un immense triangle (Grands Lacs, Appalaches et Mississipi) reconnu comme «Territoire indien», où il était interdit d’envoyer des colons.

Malgré tout, les Français étaient parvenus à convaincre les Britanniques de renouveler leurs droits de pêche sur la côte de Terre-Neuve (le «French Shore») ; en acceptant de rendre aux Français les îles de Saint-Pierre-et-Miquelon, la Grande-Bretagne concédait que le petit archipel serve de refuge à la flotte de pêche française sur les Grands Bancs.

L’aspect linguistique

Fait à noter, le mot Canada disparut des textes juridiques officiels, comme si la Grande-Bretagne avait voulu rompre tout lien avec le passé du pays. À partir du traité de Paris, et jusqu’en 1791, le Canada, réduit désormais à la seule vallée du Saint-Laurent, sera officiellement appelé Province of Quebec (province de Québec), le mot «province» désignant une «colonie». De plus, dans l’usage officiel, les autorités britanniques parleront plutôt de «nouveaux sujets» plutôt que d’utiliser le terme Canadiens, par opposition aux «anciens sujets» de Sa Majesté. Dans la vie quotidienne, le titre de Canadien demeurera durant les décennies suivantes l’apanage exclusif des descendants des Français, les autres étant désignés comme «les Anglais».

Le traité de Paris a été rédigé en français, alors la langue de la diplomatie internationale. C’est donc un document officiel rédigé en français qui a fait du Canada une colonie britannique. Voici ce qu’on peut lire dans un article séparé (art. 2) au sujet de la langue :

Article 2

Il a été convenu et arrêté que la langue française, employée dans tous les Exemplaires du présent Traité, ne formera point un Exemple, qui puisse être allégué, ni tiré à conséquence, ni porter préjudice, en aucune Manière, à aucune des Puissances Contractantes ; Et que l’on se conformera, à l’avenir, à ce qui a été observé, et doit être observé, à l’égard, et de la Part, des Puissances, qui sont en usage, et en Possession, de donner, et de recevoir, des Exemplaires, de semblables Traités, en une autre langue que la française.

Comme c’était la coutume à l’époque, le traité déclarait que le seul document légal était en français. Il n’accordait aucun droit linguistique aux habitants des colonies conquises, mais cette question n’inquiétait alors personne. Le français était l’outil de communication privilégié entre les nations d’Europe et il était parlé par toute l’élite anglaise. Non seulement le général Jeffery Amherst le parlait, mais également, comme tous les gens de leur classe sociale, James Murray, Thomas Gage, Ralph Burton, Frederik Haldimand (un Suisse francophone), etc., qui allaient diriger la colonie.

Le liberté de religion

Personne ne se posait de questions sur l’avenir de la langue des Canadiens, car le point litigieux n’était pas la langue mais la religion. Selon le traité de Paris, la Grande-Bretagne assurait aux Canadiens qui décideraient de rester au pays le droit de conserver leurs propriétés et de pratiquer leur religion catholique «en autant que le permettent les lois de la Grande-Bretagne», même si les lois de la Grande-Bretagne en matière de religion ne permettait pas grand-chose à cette époque.

Cependant, l’écart entre la société anglaise et la société française n’était pas tellement grand et le passage des Canadiens d’une société à l’autre ne parut pas un drame pour la société canadienne. C’est que le système traditionnel des Canadiens reposait sur une monarchie catholique, le roi portant le titre de Sa Majesté Très Chrétienne, avec les devoirs qui en découlaient et agissant comme le chef d’une Église gallicane. La Grande-Bretagne était également un régime monarchique de religion chrétienne, dont le roi portait le titre de Défenseur de la Foi, avec des devoirs envers la religion. Précisons aussi que, dans les formules solennelles des traités, le roi anglais se donnait le titre de «roi de Grande-Bretagne et de France», en souvenir sans doute de l’époque où la Couronne anglaise possédait la moitié de la France. Dans les deux pays, l’Église était soumise à l’État et le roi nommait les évêques. La société canadienne se maintenait donc dans un régime monarchique et chrétien, ce qui la conservait dans une sorte d’«habitat culturel» familier.

La seule difficulté apparente pour les Anglais concernait bel et bien la religion. À cette époque, un bon «sujet» de Sa Majesté se devait avant tout d’être de religion anglicane. Or, la guerre laissait à la Grande-Bretagne non seulement une énorme dette nationale, mais un empire colonial plus complexe à administrer, puisque ce dernier devait intégrer des catholiques romains francophones à une population protestante anglophone.

Le traité de Paris, un succès diplomatique pour les Français ?

Soulignons que, pour beaucoup de Français, la perte de la Nouvelle-France et du Canada n’était pas perçue comme une tragédie nationale. Pour certains, le commerce avec les Antilles paraissait préférable. Pour Étienne-François de Choiseul (1719-1785), alors secrétaire d’État à la Guerre et à la Marine, le traité de Paris de 1763 constituait même un «succès diplomatique». Le ministre se consolait d’autant plus facilement que, pour lui, la cession du Canada constituait une véritable «bombe à retardement» pour l’Empire britannique. Lors de la signature du traité de Paris, Choiseul aurait déclaré à son entourage à propos des Anglais : «Nous les tenons !» Se voulant prophétique, il précisa : «Il n’y aura que la révolution d’Amérique qui arrivera, mais que nous ne verrons vraisemblablement point, qui remettra l’Angleterre dans l’état de faiblesse où elle ne sera plus à craindre en Europe.» Pour Choiseul, c’est la peur de la puissance militaire canadienne qui faisait tenir les Treize Colonies américaines dans le giron britannique. Le traité de Paris de 1763 pouvait faire éclater l’empire colonial anglais. Pour sa part, James Murray, l’un des principaux acteurs anglais de la Conquête, répondit en juin 1760 à un officier français (Malartic) qui lui demandait si les Anglais allaient conserver le Canada :

Si nous sommes sages, nous ne le garderons pas. Il faut que la Nouvelle-Angleterre ait un frein à ronger et nous lui en donnerons un qui l’occupera en ne gardant pas ce pays-ci.

 Mais ce fut l’avis contraire de Benjamin Franklin qui l’emporta. En 1760, il convainquit les ministres britanniques que jamais les Treize Colonies ne se ligueraient contre «leur propre nation» et qu’il faudrait plutôt que la mère patrie se comporte de façon très hostile pour envisager un tel scénario invraisemblable, par exemple en remettant le Canada à la France. La Révolution américaine éclatera quand même en 1775, soit douze ans plus tard !

Source : SALIC

La Déclaration d’Indépendance du Canada français ( Partie I )

DÉCLARATION D’INDÉPENDANCE
DU CANADA FRANÇAIS

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L’INDÉPENDANCE, LA PARTITION OU LA MORT !

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« Rien à espérer tant que les Français seront maîtres du Canada »

Benjamin Franklin

« Je l’ai mis au point de tout voir sans rien croire »

Tartuffe, de Molière

« Dans cette guerre à mort, ce qui est en cause, c’est l’identité
culturelle de nos nations1 . »

François Mitterrand

« Qu’un peuple tombe en esclavage, s’il tient sa sa langue, il
tient la clef qui des chaînes le délivrera »

Frédéric Mistral

L’Indépendance du Canada français, est une histoire héroïque de survie, la sienne et celle d’une Civilisation française. Une civilisation d’harmonie, et non de violence, qu’il a voulu à tout prix préserver en Amérique du nord depuis cinq siècles. Une civilisation dont il est aujourd’hui le Peuple témoin principal dans une guerre invisible, une guerre sans nom, une guerre planétaire sans merci, dénoncée par les deux derniers grands présidents de la République française, à la fin de leur vie : le Général de Gaulle et François Mitterrand qui la stigmatisa comme « une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparente, et pourtant une guerre à mort2 ».

Nul ne saurait comprendre le refus obstiné opposé à l’Indépendance de cette « nation française, morceau de notre peuple qui se manifeste aujourd’hui au Canada et prétend être reconnue et traitée comme telle3 », s’il ne situe ce refus dans le cadre de cette guerre culturelle à mort, seule capable d’expliquer l’inextricable verrouillage de la marche à l’indépendance du Canada français et d’en tirer la solution.

Cette guerre culturelle sans nom est faite d’actions psychologiques ciblées, paralysant l’esprit et les centres de décision. En elle, tout est langage de terreur, de séduction et d’aveuglement. Ses armes insoupçonnables sont à base de mots et d’images choc, de danses et de sons enchantés, entrainant ses victimes à leur perte à l’image du célèbre joueur de flûte de Hamelin transposé dans la flûte enchantée de Mozart. Autre image de son procédé d’illusionnisme, quatorze ans après la prise de Québec, en 1773, lors de la célèbre ‘tea party’ de Boston. Celle des « Fils de la Liberté », jetant le thé à la mer déguisés en indiens Mohawhs objet de terreur à l’époque, qui en donne une saisissante caricature pour enfants. C’est une guerre de Représentation truquée plongeant dans un monde irréel, une Guerre d’aveuglement mettant les peuples dans le noir pour asseoir un système de pouvoir culturel d’un nouveau type, né avec la conquête du Nouveau monde et comme l’Humanité n’en a jamais connu. C’est son travail secret dans la société française qui paralysa et aveugla, jadis, le gouvernement de Versailles le poussant en toute déraison, d’abord à abandonner les « quelques arpents de neige » du Canada, ensuite à ruiner ses finances et ses hommes au service des ennemis de la Nouvelle France. Ce résultat a été obtenu par l’enchantement de Benjamin Frankin, père fondateur des États-Unis, ami de Voltaire et auteur du fameux cri de guerre anti-français : « Rien à espérer tant que les Français seront maîtres du Canada ». Cette Guerre de Représentation, aveuglante et paralysante, est la grille de lecture de Haute politique sans laquelle nul ne saurait comprendre un seul mot de cette histoire invisible en cours d’écriture. Rendre enfin visible cette Guerre de Civilisation sans nom et rendre possible l’Indépendance du Canada français, sont une seule et même chose. C’est sa position unique de Peuple acteur de la première heure ; de Peuple résistant ensuite traité par l’occupant comme une nation barbare sans gouvernement régulier et sans lois4 ; de Peuple héroïque enfin en quête de Liberté ; qui fait du Peuple canadien français – à la charnière de l’Ancien monde et du Nouveau monde – le révélateur inestimable de cette guerre déclarée contre l’intelligence, la culture et la Civilisation européenne. Civilisation dont la France porte le modèle suprême depuis plus de trois siècles, et dont les héritiers de la Nouvelle France portent seuls aujourd’hui les couleurs en Amérique. Peuple témoin d’un combat de géants qui a su vaincre en restant fidèle à sa devise « Je me souviens ».

À l’évidence, c’est en prenant conscience de sa noblesse et de l’enjeu universel de Civilisation qu’il porta avec tant d’endurance, d’héroïsme et d’intelligence, pendant cinq siècles, que ce Peuple français d’Amérique triomphera de l’aveuglement et gagnera sa guerre de survie, qui est sa raison d’être, de la Civilisation contre la Barbarie. C’est ainsi qu’il arrachera à ceux qui n’ont cessé de viser à son anéantissement son dû : cette indépendance accordée à toutes les autres colonies britanniques et refusée à lui seul, pour un motif inavouable de domination universelle.

PRÉAMBULE

Le Grand défi

Le défi lancé à la Liberté, à la Justice et à la Démocratie, par l’étonnante situation coloniale du Canada français, dernière colonie britannique d’Amérique du nord, plus de deux siècles après l’émancipation des États-Unis, cinquante ans après la décolonisation de l’Afrique et de l’Asie, apparaît, à l’heure du printemps arabe, comme un scandale insoutenable pour la conscience internationale et comme une énigme insupportable pour l’intelligence.

Au-delà des frontières du Québec, cet assujettissement d’un autre âge, masqué sous les dépouilles despotiques de vieilles armoiries surannées, interpelle la France et l’ensemble des peuples civilisés appelés à mettre un terme à une forme d’oppression barbare, injuste et intolérable, qui n’a que trop duré. La résolution d’un tel défi, à la Justice et à l’Intelligence, ne saurait être abandonnée plus longtemps au seul héroïsme du Peuple canadien français auquel la couronne d’Angleterre s’obstine à refuser l’Indépendance comme elle le fit jadis aux 13 colonies d’Amérique, aux Indes et à l’Irlande notamment. Aussi, le moment est-il venu, pour la France et la Communauté internationale, d’aider à libérer la dernière colonie anglaise d’Amérique. L’Indépendance des États-Unis doit tout à la France. La France doit tout au Canada français. Les États-Unis, débiteurs de la France, ne sauraient s’opposer à l’indépendance du Canada Français, ni aucune nation souveraine. L’indépendance va de soi.

Mais pour répondre à un tel défi de Liberté et d’Indépendance, si anachronique en apparence, encore faudra-il faire litière de toute vision naïve de l’accession à l’indépendance. Au-delà du scandale de son refus par les Britanniques, son obtention passe par la résolution d’une énigme mise en évidence par une série de faits paradoxaux à expliquer. Comment les États-Unis d’un million d’habitants seulement ont-ils pu ravir la première place à la France, sa co-fondatrice. Comment sont-ils parvenus à dominer l’Ancien et le Nouveau monde, en deux siècles à peine ? Pourquoi la Liberté accordée à tous, et dont les États-Unis se sont fait les porte-paroles planétaires, est-elle obstinément refusée au seul Peuple franco-canadien ? Pour quelle raison, en dépit du soutien décisif de la France à la libération des États-Unis, la Nouvelle France qui couvrait l’ensemble de l’Amérique du Nord en a-t-elle été violemment chassée, et son reliquat du Canada asservi en colonie anglaise ? Pourquoi le peuple héroïque des découvreurs et fondateurs de la Nouvelle France – qui a tout découvert, tout préparé et tout édifié au Canada, avec ses alliés Amérindiens – se voit-il encore traité en paria de deuxième catégorie dans sa propre patrie, en dépit de sa résistance séculaire et en tout violation du Droit moderne, à l’heure de la libération claironnée des peuples arabes, notamment par le gouvernement de l’État français ? Pourquoi d’un côté, le surgissement de cette toute puissance aux États-Unis, au nom de la Liberté ; de l’autre, l’effacement avec préméditation du Canada français, en toute négation de la Liberté ? Si de tels prodiges et une telle injustice ont été rendus possibles, ce ne saurait être sans une raison cachée, liée aux enjeux de la première guerre mondiale franco-anglaise dont la conquête de l’Amérique du Nord fut la cible principale au XVIIIe siècle. Il s’est alors créé une terrible machine de conquête, exclusive et inexorable, partie des États-Unis pour une domination mondiale.

À l’évidence, c’est cette raison cachée persistante, à l’origine de la guerre de conquête du Nouveau monde puis de l’Europe qui se prolonge de nos jours, à nos yeux aveuglés – sous le masque contrefait de la Philanthropie et de la Liberté – après deux guerres mondiales d’une barbarie sans précédent, pour opposer aujourd’hui son obstacle formidable à l’Indépendance du Canada français.

C’est par un sens prémonitoire étonnant que la clef de cette raison cachée a été inscrite par avance dans la devise de Québec : « Je me souviens ». Assurément, cette devise invite les générations futures à décrypter l’histoire héroïque de la Nouvelle France pour y trouver le fil d’Ariane de son Indépendance – culturelle, politique et économique –, au moment précis du plus grand danger pour la préservation de sa mémoire dans la jeunesse, et pour relever ainsi le défi lancé à la Liberté, à la Justice et à la Démocratie, par l’étonnante situation coloniale du Canada français.

L’indépendance du Québec est une condition de survie. L’avenir de ce grand défi mondial de Civilisation, pour l’intelligence, le courage et la volonté de la nouvelle génération de Français, qu’ils soient du Canada ou de France, appartient aux forces de la mémoire et de l’esprit. Le moment est venu de briser le « verrou » des « grands efforts de contrainte et de séduction » que, durant plus de trois siècles, les Britanniques n’ont cessé de déployer « pour amener les français canadiens à renoncer à eux-mêmes5 » dans le cadre de ce que François Mitterrand n’a pas craint d’appeler, pour nous alerter : « une guerre inconnue, permanente, sans mort apparente, et pourtant une guerre à mort ». En préalable à l’Indépendance, pour rendre visible cette guerre sans nom, le premier défi à relever est donc celui de l’Intelligence. Ensuite, comme le relevait le Général de Gaulle, la condition « dont dépend la solution de ce grand problème [ de l’indépendance du Canada français ], c’est que la solidarité de la communauté française de part et d’autre de l’Atlantique s’organise » et que, les deux peuples français, de France et du Canada, suppléant à la carence de leurs gouvernement respectifs, prennent enfin en main leur propre destin pour donner l’impulsion nécessaire au plein succès de cette grande œuvre réparatrice et fondatrice du XXIe siècle, inscrite dans l’idéal de la Nouvelle France.

 


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  1. Le syndrome de l’ortolan, A.-A. Upinsky, Ed. F.-X. de Guibert, 1997. []
  2. Le syndrome de l’ortolan, A.-A. Upinsky, Ed. F.-X. de Guibert, 1997. []
  3. Conférence de presse du Général de Gaulle du 27 novembre 1967 []
  4. Histoire du Canada depuis sa découverte jusqu’à nos jours, tome troisième, livre IX, chapitre 1. F.-X. Garneau, Québec, Imprimerie de Fréchette et Frère, rue de la Montagne, n°13, 1848. []
  5. De Gaulle, le 27 novembre 1967 []

« NOUS DEVONS TOUS NOUS UNIR POUR L’INDÉPENDANCE DU CANADA FRANÇAIS » !

« NOUS DEVONS TOUS NOUS UNIR
POUR L’INDÉPENDANCE DU CANADA FRANÇAIS » !
 

Dans sa lettre du 2 octobre 2011, s’adressant à « tous nos compatriotes de France et de Nouvelle France, Canadiens français, Québécois et Français d’Amérique du Nord »,

S.A.R le Prince Sixte-Henri de Bourbon

lance l’appel international à la reprise du processus de libération du Canada français, engagé en 1967 par les autorités du Québec et par le Général de Gaulle, et bafoué par tous les gouvernements depuis 1969 ;

IL VOIT DANS L’ABSENCE D’UNE DÉCLARATION D’INDÉPENDANCE DU CANADA FRANÇAIS « À L’ANGLAISE » LE MAILLON MANQUANT DE L’ACCÈS EFFECTIF À L’INDÉPENDANCE ;

Il en appelle à une Déclaration d’Indépendance du Canada français et demande à la Coordination Défense de Versailles – initiatrice en 2008 du mouvement de Résistance culturelle international contre la guerre ouverte à Versailles, visant l’Intelligence, l’Art et la Civilisation européenne – de rédiger ce texte fondateur destiné à éclairer, réunir et guider, Français et Canadiens, dans l’accomplissement de ce grand dessein ;

Il appelle tous les Français, qu’ils soient de France ou d’Amérique, à une solidarité transatlantique, condition nécessaire au succès de cette Grande œuvre du XXIe siècle, comme elle le fut jadis pour libérer les États-Unis de la Couronne d’Angleterre au XVIIIe siècle.

LA COORDINATION DÉFENSE DE VERSAILLES communique :

–      La lettre du Prince Sixte-Henri de Bourbon du 2 octobre 2011

–      La Déclaration d’Indépendance du Canada français ( Partie I )

–      Le lien d’archive audiovisuelle du « Vive le Québec libre ! »  du 24 juillet 1967 du Général de Gaulle : voir la page « De Gaulle »

–       Le lien d’archive audiovisuelle de sa conférence de presse du 27 novembre 1967 : voir la page « De Gaulle »

Arnaud Upinsky, Président de l’UNIEF/Coordination Défense de Versailles

Contact presse : courrierposte@orange.fr et tel : 06 01 76 20 79